Benjamin Spooner Briggs
Capitaine, Mary Celeste
Un capitaine du Massachusetts à la réputation sobre. Il navigua avec son épouse et son enfant. Aucune preuve du dossier de sauvetage n’indique qu’il ait prévu de quitter le navire pour une fraude.
Benjamin Briggs, les officiers du Dei Gratia, Frederick Solly-Flood et l’écrivain qui rebaptisa le brick-goélette.
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Un brick-goélette construit en 1861 à Spencer’s Island, en Nouvelle-Écosse, d’abord nommé Amazon, plus tard sous pavillon américain. En 1872, il transportait de l’alcool dénaturé de New York vers Gênes sous le capitaine Benjamin Spooner Briggs.
Le Dei Gratia l’aperçut les 4 et 5 décembre 1872 dans l’Atlantique à l’est des Açores. La dernière inscription d’ardoise datait du 25 novembre près de Santa Maria. Personne n’était à bord. La petite embarcation manquait.
Dix personnes : Briggs, son épouse Sarah, leur fille Sophia, et sept hommes d’équipage. Aucune ne fut retrouvée. Aucun atterrissage vérifié de l’embarcation ne fut jamais consigné.
La plupart des 1 701 barils d’alcool étaient encore là ; quelques-uns étaient vides ou fuyards. Les effets personnels demeuraient. La coque fut menée à Gibraltar. Ce n’est pas l’image d’une prise dépouillée.
Le tribunal de la vice-amirauté, en 1873, accorda le sauvetage au Dei Gratia pour une somme réduite et ne constata ni meurtre, ni mutinerie, ni cause prouvée d’abandon. Les soupçons de l’attorney general Solly-Flood ne furent pas adoptés comme verdict.
La nouvelle d’Arthur Conan Doyle de 1884 employa Marie Celeste. Le nom enregistré était Mary Celeste. La mémoire populaire francophone conserve souvent la graphie de Doyle, parfois francisée en Marie-Céleste.
Les disparus étaient la famille d’un capitaine et sept matelots. Le dossier vivant est l’équipage d’abordage et un officier de justice colonial.
Les noms de pirates issus de fictions ultérieures ne figurent pas au rôle de 1873.
Capitaine, Mary Celeste
Un capitaine du Massachusetts à la réputation sobre. Il navigua avec son épouse et son enfant. Aucune preuve du dossier de sauvetage n’indique qu’il ait prévu de quitter le navire pour une fraude.
Famille du capitaine
Sarah Elizabeth Briggs et Sophia, deux ans, figuraient sur le rôle des passagers. Leur présence est l’une des raisons pour lesquelles les auteurs ultérieurs rejetèrent une histoire de mutinerie de hasard.
Capitaine, Dei Gratia
Aperçut le dérivant et envoya un groupe d’abordage. Solly-Flood le soupçonna ; le tribunal versa pourtant le sauvetage. Il est un découvreur, non un comploteur prouvé.
Second, Dei Gratia
Rédigea la description d’abordage sur laquelle l’audience s’appuya et aida à mener le Mary Celeste à Gibraltar. Ses notes sont le papier de témoin oculaire central.
Attorney general, Gibraltar
Poursuivit des théories de crime — entailles à l’étrave, possible mauvais coup — que les experts et le tribunal ne convertirent pas en constatation.
Auteur de la nouvelle de 1884
Pas un témoin. Sa fiction Marie Celeste devint, pour les lecteurs anglais puis francophones, plus vive que la déposition de Deveau.
Les abordeurs et un officier de justice ont laissé du papier. Les dix personnes ont laissé une embarcation manquante.
Encyclopédie de dossier public. Pas un conseil juridique. Pas un mode d’emploi. Détail graphique omis. Les guerres sont dans un autre atlas.